L’ordre divin

PREMIÈRE PARTIE : UNE VUE D’ENSEMBLE DE L’ORDRE DIVIN DANS L’ÉGLISE

Nous détestons tous la confusion. Demandez à n’importe quel parent s’il préfère la confusion et s’il approuve ouvertement le chaos chez lui. Demandez à un bibliothécaire si la meilleure façon de tenir une bibliothèque est de lancer tous les livres dans un entrepôt et de chercher dans ce désordre chaque fois qu’on a besoin d’un livre. De quoi auraient l’air les réunions de groupe si tout le monde parle en même temps et que trois enseignements sont donnés au même moment? À quoi ressembleraient nos autoroutes sans lumières, sans panneaux, sans convention que l’on conduit tous du côté droit, sans limite de vitesse, et ainsi de suite? Le monde dans lequel nous vivons ne pourrait fonctionner sans ordre.

L’ordre de qui… l’ordre de Dieu ou des hommes? Puisque nous cherchons à ce que le Saint-Esprit prenne de plus en plus de place en nous, c’est le défi que nous devons affronter chaque fois qu’une décision doit être prise. Bien sûr, nous savons tous que les Écritures nous enseignent à nous abaisser, à mettre les autres en premier et à considérer les autres comme étant au-dessus de nous-mêmes. Nous nous souvenons avec joie que nous sommes transformés à l’image de Son Fils, le Christ Jésus. Et pourtant, on essaie encore de mettre de l’ordre dans nos choses selon la sagesse actuelle de l’homme.

T. Austin-Sparks a observé avec sagesse : « Pour ceux qui ont une connaissance de la Bible, il est clair que toutes les Écritures se trament selon les quatre principes que nous avons indiqués, c’est-à-dire

1. Dieu est un Dieu d’ordre;

2. Satan est le prince de ce monde sous le jugement divin et la nature de ce jugement est la confusion;

3. Christ, dans Sa personne et Son oeuvre, est l’incarnation de cet ordre divin;

4. L’église est le véhicule élu par lequel cet ordre divin doit être manifesté et mis en pratique dans les siècles à venir. »

On peut voir un modèle de l’ordre divin dans tout ce que le Seigneur fait. En commençant dans l’éternité passée, on peut discerner un ordre divin dans la Trinité. Et à mesure que le Seigneur a créé le monde et Ses institutions, nous pouvons observer cet ordre divin se répéter dans la famille, le gouvernement et l’église.

Par exemple, les Écritures déclarent que « Christ est le Chef de tout homme, et que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. » (1 Co 11:3) et que « Dieu n’est point pour la confusion, mais pour la paix. Comme on le voit dans toutes les Églises des saints » (1 Co 14:33).

LA TRINITIÉ

Prenez en considération la Trinité et plus particulièrement la relation entre le Père et le Fils. Le Père et le Fils sont égaux en attributs et en essence. Une revue rapide des noms de Christ (Dieu, Fils de Dieu, Seigneur, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs), de Ses attributs (omnipotent, omniscient, omniprésent, immuable, la vie et la vérité) et de Ses oeuvres (Il crée, maintient, pardonne les péchés, ressuscite des morts, juge, envoie le Saint-Esprit) nous convainc tous que Jésus est Dieu. De plus, les affirmations explicites de Jésus dans Jean 10:30, 14:9, 17:21 (et les versets suivants) et Matthieu 28:19 nous convainquent tous de la déité de notre Sauveur. Mais est-ce possible d’être tout à la fois égal et soumis? Que signifie 1 Corinthiens 11:3 qui déclare que « Dieu est le chef de Christ »? L’ordre divin est ici dans sa forme et sa pratique les plus pures. Bien que totalement Dieu, Jésus « étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu; mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes; et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Ph 2:6-8).

Écoutez la confession de Christ expliquant Sa soumission à Son Père :

Jean 6:38 — « Car je suis descendu du ciel, pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »

Jean 4:34 — « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre. »

Jean 5:30 — « Je ne puis rien faire de moi-même, je juge selon que j’entends, et mon jugement est juste, car je ne cherche point ma volonté, mais la volonté du Père qui m’a envoyé. »

Matthieu 6:10 — « Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

Matthieu 26:39 — « Mon Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

Égaux, mais soumis! C’est ainsi que s’articule l’ordre divin dans la Trinité. Cet ordre divin trouve son empreinte dans toute Sa création. La famille, le gouvernement et l’église ont des instructions claires concernant leurs fonctions et leurs pratiques. Tous ces commandements sont basés sur l’ordre visible qui existe entre les personnes de la Trinité. Ce ne sont pas les commandements arbitraires d’un Dieu capricieux et ils ne sont pas limités par le temps ou la culture. Dieu a créé la famille, le gouvernement et l’église afin qu’ils ressemblent et fonctionnent de manière semblable à la Trinité et que nous jouissions des bénédictions de l’ordre divin dans tout ce que nous faisons.

LA FAMILLE

Ensuite dans l’ordre de la création vient la famille. Il n’y a aucune autre institution sur terre qui ressemble autant à la Trinité dans son ordre et ses fonctions. Ne faites pas erreur, toutes les comparaisons entre l’alliance du mariage et l’alliance du salut de Dieu qu’on trouve dans Éphésiens et Colossiens sont une image de Son amour et de Son désir de partager cet amour avec nous. Mais l’ordre dans nos mariages doit être selon Son plan et non le nôtre. De la même façon que la Trinité fonctionne selon l’ordre divin, le Seigneur s’attend à ce que nous vivions nos mariages la même façon.

Un mari et une femme sont égaux en attributs et en essence. Galates 3:28 révèle qu’« Il n’y a plus ni Juif ni Grec; il n’y a plus ni esclave ni libre; il n’y a plus ni homme ni femme; car vous êtes tous un en Jésus-Christ. ». Comme le Père et le Fils, un mari et une femme sont égaux en attributs et en essence. Mais afin que la famille fonctionne selon la Bible, Dieu a établi un plan divin clair et sans équivoque. Le mari est sans conteste le chef de la femme : « l’homme est le chef de la femme » (1 Co 11:3). En tant que tête, il est commandé d’aimer sa femme comme Christ a aimé l’église et s’est donné Lui-même pour elle.

Il doit l’aimer comme il aime son propre corps, et pourvoir pour elle et prendre soin d’elle. La femme doit se soumettre à son mari en tout (tout comme dans la Trinité : égaux, mais soumis). Et les enfants doivent obéir. Résumé simplement, le plan de l’ordre divin dans la famille est : les maris aiment, les femmes se soumettent, les enfants obéissent.

Remarquez à quel point cela ressemble à l’ordre qui existe entre le Père et le Fils. Puisque nous sommes prédestinés à être conformes à l’image de Son Fils, voyez combien l’ordre divin concourt à notre bien et de combien meilleurs sont les plans du Seigneur à ceux de l’homme. Regardez au chaos et à la confusion complète qui existent chez ceux qui choisissent d’avoir une vie familiale ordonnée selon la sagesse de l’homme plutôt que celle de Dieu. Certains s’opposent à l’ordre de Dieu, disant que d’un point de vue culturel ces directives sont dépassées ou étaient seulement pour l’époque où elles ont été écrites, mais que nous vivons à une époque et dans une culture plus éclairées. Quelle superficialité! Le plan de Dieu pour la famille n’est rien de plus que ce que Lui et Son Fils vivent depuis l’éternité, et ça fonctionne!

Remarquez bien l’ordre dans l’ordre divin. Le Fils se soumet au Père. L’homme se soumet au Fils. La femme se soumet au mari. Les enfants obéissent aux parents. Et ceci, non par obligation, mais volontairement, humblement et dans la joie quand nous marchons selon le plan de Dieu pour nous.

LE GOUVERNEMENT

Ensuite dans l’ordre chronologique de la création vient le gouvernement. Les passages principaux concernant l’ordre divin du gouvernement sont dans Romains 13:1 et les versets suivants, Tite 3:1 et les versets suivants et 1 Pierre 2:14 et les versets suivants. À partir de cela, trois principes sont identifiables :

Principe #1 — « Car il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu; et les puissances qui subsistent, ont été établies de Dieu. » (Rm 13:1).

Principe #2 — « Que toute personne soit soumise aux puissances supérieures » (Rm 13:1).

Principe #3 — « C’est pourquoi, celui qui s’oppose à la puissance, s’oppose à l’ordre que Dieu a établi; or ceux qui s’y opposent, attireront la condamnation sur eux-mêmes. » (Rm 13:2).

Il faut la foi pour se soumettre à Dieu; il faut la foi pour qu’une femme se soumette à son mari; il faut la foi pour se soumettre aux autorités. Nous oublions parfois que l’histoire est « Son » histoire et que le Seigneur fait selon Sa volonté en tout temps. Pierre, dans 1 Pierre 2:13-15, nous presse « Soyez donc soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur; soit au roi, comme à celui qui est au-dessus des autres; soit aux gouverneurs, comme à des personnes envoyées de sa part, pour punir ceux qui font mal et approuver ceux qui font bien. Car ceci est la volonté de Dieu, qu’en faisant bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens ».

Pour augmenter notre foi, nous devons nous rappeler que le Seigneur:

• « Relâche l’autorité des rois, et il serre la corde sur leurs reins » (Job 12:18).

• « Juge; il abaisse l’un et élève l’autre. » (Ps 75:7-8).

• « Change les temps et les moments; qui dépose les rois et qui les établit; qui donne la sagesse aux sages, et la science à ceux qui ont de l’intelligence. » (Dn 2:21).

• « Domine sur le règne des hommes, et qu’il le donne à qui il veut, et qu’il y élève le plus abject des hommes.» (Dn 4:17, 32). Le gouvernement est le ministre ou le serviteur de Dieu. Dieu a établi les autorités pour être des ministres de colère qui punissent ceux qui font le mal. Notre soumission comprend d’obéir aux lois (Tite 3:1) et de financer ces lois par le paiement des impôts (Rm 13:7). C’est le même modèle que dans la Trinité et dans la famille…l’ordre divin!

L’ÉGLISE

La Parole est remplie de commandements concernant nos rassemblements d’adoration. On insiste sur la démonstration publique de l’ordre divin lorsqu’on s’assemble pour célébrer le Repas du Seigneur, pour prier, pour s’exhorter, pour chanter et pour jouir de la communion. Mais nos assemblées reflètent-elles l’ordre divin ou reflètent-elles le mieux que l’homme peut faire?

Qui est la tête de l’église? Paul écrit « Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il tienne le premier rang en toutes choses. » (Col 1:18); « Et il a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef suprême de l’Église » (Ep 1:22); « Mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions en toutes choses dans celui qui est le chef, Christ » (Ep 4:15); et « Christ est le Chef de tout homme, et que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. » (1 Co 11:3). Ce n’est ni un pasteur ou un ancien, ni une organisation ecclésiastique ou un surintendant, ni un évêque ou un apôtre, mais Christ qui est la tête de Son église.

De la même façon que Jésus s’est soumis à Son Père, de la même façon que la femme doit se soumettre à son mari, de la même façon que les enfants doivent obéir à leurs parents et de la même façon que nous devons nous soumettre aux autorités, l’église doit se soumettre à Lui en toutes choses. L’expression publique de notre communion doit être un exemple de cette soumission dans tout ce que nous faisons.

Quelle est la place des anciens dans ce cas? Les anciens doivent être des exemples de l’ordre divin en action. Considérez les critères pour être ancien et la description de leur travail. 1 Timothée 3:1-7 et Tite 1:7-9 décrivent ces hommes qui sont les chefs de leurs familles, qui ont une famille en ordre (divin) et dont les femmes et les enfants vivent selon cet ordre. 1 Pierre 5:1-5 affirme que ces anciens doivent diriger par l’exemple et non par contrainte, qu’ils conduisent par l’exemple fidèle de leur propre soumission tout comme par l’exemple fidèle de la soumission de leur famille. Ils ne doivent pas être condescendants vis- vis le groupe, mais suivre l’exemple du Seigneur en dirigeant par des vies exemplaires dans la soumission.

Toutes les directives de 1 Corinthiens concernent la façon de démontrer l’ordre divin en public. Ne soyez pas ivres, ne mangez pas toute la nourriture avant que les autres arrivent, le port du voile, le silence des femmes, la direction des hommes, les instructions au sujet des dons et plus important encore les instructions au sujet du Repas du Seigneur servent à démontrer l’ordre divin. Comme toutes les directives du Seigneur, elles ne sont pas sujettes aux considérations temporelles ou culturelles, mais elles sont la manifestation continuelle de Sa propre soumission.

ÉGAUX, MAIS SOUMIS

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont de toute éternité vécu ensemble dans la perfection. Nous avons été créés pour être en communion avec le Père. Le péché a brisé cette communion et plutôt que d’être parfait, notre monde a été envahi par le chaos et la mort. Par soumission au Père, le Fils est mort pour que l’on retrouve la communion avec Son Père. Nous sommes prédestinés à être conformes à Son image. Par conséquent, le Père a créé la famille pour qu’elle fonctionne tout comme la Trinité. Une tête, le mari. Dieu a alors créé les autorités et nous demande encore de leur obéir. Au jour de la Pentecôte, Son église est née. L’église doit fonctionner comme la famille et comme la Trinité. L’ordre divin, c’est : dans la Trinité, dans la famille, dans le gouvernement et dans l’église.

— Mike Indest

DEUXIÈME PARTIE : UN EXEMPLE DE L’ORDRE DIVIN DANS L’ÉGLISE

Appliquer correctement 1 Corinthiens 14:33b-35 est un défi, particulièrement pour ceux qui tiennent des réunions interactives dans une église-maison. Le texte dit ceci « Comme on le voit dans toutes les Églises des saints, que vos femmes se taisent dans les Églises, parce qu’il ne leur est pas permis d’y parler; et qu’elles soient soumises, comme la loi le dit aussi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison; car il n’est pas bienséant aux femmes de parler dans l’Église. » (1 Co 14:33-35).

Puisque ce passage doit être mis en pratique chaque semaine, c’est quelque chose qu’on doit considérer sérieusement et honnêtement. Avant d’essayer d’expliquer ce que ce passage signifie, quelques observations préliminaires et générales au sujet du texte doivent d’abord être faites. Premièrement, cela s’adressait aux congrégations de partout.

Spécifiquement à propos du silence des femmes, Paul en a appelé dans 1 Corinthiens 14:33b à un fait qui était déjà vrai dans « toutes les Églises des saints ». Cela indique que peu importe ce que Paul demandait aux femmes, c’était une pratique universelle. De plus, il affirme que les femmes devraient se taire dans les « églises » (pluriel, 14:34). Puisque la Bible parle généralement d’un point de vue philosophique qu’il n’y a qu’une seule église par ville, l’emploi du mot « églises » au pluriel fait sans aucun doute référence à toutes les églises des villes de tous les temps.

Deuxièmement, ce passage n’est pas simplement une opinion de Paul non inspirée. Peut-être dans l’anticipation de l’opposition à cette instruction au sujet du rôle des femmes durant la période interactive de la réunion d’église, Paul appuie sa directive de ce rappel « Si quelqu’un croit être prophète, ou inspiré, qu’il reconnaisse que les choses que je vous écris sont des commandements du Seigneur. » (14:37). Ensuite il fait cette mise en garde « Et si quelqu’un veut l’ignorer, qu’il l’ignore. » (14:38). Par conséquent, peu importe ce que ce passage signifie, ce n’est pas simplement l’opinion de Paul. C’est un commandement du Seigneur. Nous ne devons pas l’ignorer.

Troisièmement, le mot silence vient du mot sigao et signifie l’absence de tout bruit, que ce soit en parole ou par un autre moyen. C’est intéressant de voir comment siago est employé à d’autres endroits dans 1 Corinthiens 14. Ceux qui parlent en langues sont commandés de garder le silence (sigao, 14:28) s’il n’y a aucun interprète présent et les prophètes devaient s’arrêter (sigao, 14:30) si quelqu’un d’autre a une révélation. Celui qui parle en langues ou le prophète ne devaient pas s’adresser à l’église en certaines circonstances. Par conséquent, peu importe l’interprétation exacte pour les femmes, il y a des moments où une soeur ne doit pas s’adresser à l’église assemblée. Le commandement principal est que les femmes se taisent pendant les réunions interactives d’église.

Quatrièmement, le contexte entourant ce passage est au sujet de l’ordre durant la période interactive de la réunion hebdomadaire du Jour du Seigneur (1 Co 14:40). La raison principale que l’église s’assemble chaque semaine est afin d’être édifiée (1 Co 14:4-5, 12, 26, He 10:24- 25). Le premier moyen pour être édifiée, c’est par la communion du Repas du Seigneur sous la forme d’un repas complet (voir 1 Corinthiens 11b). Comme lors de n’importe quel grand repas, c’est un moment où plusieurs conversations ont lieu en même temps et où personne n’est particulièrement mis de l’avant. Les hommes et les femmes parlent librement, ils se détendent et communient tout en mangeant. Dans l’église du premier siècle, comme on finissait le festin de communion, la seconde partie de la réunion commençait. Cette seconde partie est décrite dans 1 Corinthiens 14. C’est un temps pour l’enseignement, le chant, les témoignages, etc. La toute première règle à suivre pour cette partie de la réunion est qu’une seule personne à la fois s’adresse à la congrégation.

Tous les autres écoutent calmement. On prend la parole « l’un après l’autre » (14:31). Ainsi, peu importe ce que ce passage signifie au sujet du silence, il parle spécifiquement du silence des autres pendant qu’un seul s’adresse publiquement à l’assemblée. Logiquement, cela ne s’applique donc pas aux chants en groupe, aux interventions du groupe ou aux conversations privées chuchotées et certainement pas à la communion durant le Repas du Seigneur (1 Co 11:17-35).

Cinquièmement, le critère du silence des femmes pendant la prise de parole publique devant la congrégation assemblée n’est pas une question d’habileté, de don ou de spiritualité. C’est plutôt une question d’ordre divin, d’obéissance et de mettre les autres en premier pour l’avancement du royaume. Par exemple, un frère qui vient à la réunion préparé pour parler dans une langue ne doit pas utiliser son don si aucun interprète n’est présent. Un prophète peut avoir une parole qui le brûle et qui vient véritablement du Seigneur, mais si une révélation est donnée à quelqu’un d’autre, le premier frère doit arrêter de dire sa prophétie. Pareillement, les soeurs chrétiennes sont appelées à garder le silence dans certains contextes particuliers.

DEUX POINTS DE VUE

Parmi les auteurs de ce livre, on tient deux points de vue différents quant à la signification correcte de ce passage. L’un d’eux est de s’abstenir de juger une prophétie, ce qui signifie qu’une femme peut en effet s’adresser à l’église assemblée, sauf pour juger à haute voix une prophétie qui a été donnée. Selon ce point de vue, une femme doit garder le silence seulement s’il s’agit de juger une prophétie pendant la période interactive de la réunion d’église. L’autre point de vue est de garder silence pendant la partie interactive; la Bible enseignerait donc qu’à aucun moment une soeur ne devrait s’adresser à une assemblée plénière inspirée de 1 Corinthiens 14.

De nos jours, le point de vue de s’abstenir de juger une prophétie est très populaire dans l’église en général. Historiquement cependant, le point de vue de garder silence pour la partie interactive a été la position la plus répandue. Ce sur quoi les auteurs de ce livre sont unanimes, c’est que Dieu a créé les hommes et les femmes avec des différences voulues par Dieu. Chaque genre est parfaitement équipé pour les différents appels et ministères que Dieu donne à chacun. Nous ne faisons qu’un quant aux rôles ordonnés par Dieu pour les hommes et les femmes.

LE POINT DE VUE DE S’ABSTENIR DE JUGER UNE PROPHÉTIE

Pour ceux qui soutiennent le point de vue que les femmes ne doivent pas juger une prophétie, 1 Corinthiens 14:33b-35 (garder silence) est compris dans le sens de juger des différentes prophéties mentionnées dans 14:29-33a. Dans 14:29a, Paul commande que deux ou trois prophètes devraient parler; ensuite, il donne les directives concernant la prophétie dans 14:30-33a. Ensuite, dans 14:29b, Paul commande que les prophéties soient attentivement jugées. Après, il donne les directives concernant le jugement dans 14:30b-35. Par conséquent, tout comme ceux qui parlent en langues doivent se taire en certaines circonstances (14:28 – c’est-àdire dans le cas où il n’y a pas d’interprète présent pour celui qui parle en langues) et tout comme les prophètes doivent se taire en certaines circonstances (14:30 – c’est-à-dire dans le cas où quelqu’un d’autre reçoit une révélation), ainsi les femmes doivent-elles se taire en certaines circonstances (14:33b-35 – c’est-à-dire dans le cas du jugement des prophéties).

Car des femmes qui jugeraient d’une prophétie dans l’église supposerait leur autorité et violerait ainsi le critère de soumission écrit ailleurs dans les Écritures (1 Tm 2:11-13). Remarquez comment Paul fait le lien entre le silence des femmes dans ce passage avec la soumission (14:34), démontrant ainsi que ce silence est par rapport à la mise en pratique de l’autorité. Par conséquent, les femmes ne sont pas autorisées à questionner ou éprouver les prophètes quant à leur orthodoxie. Faire cela signifierait être en autorité sur les prophètes. Elles doivent plutôt interroger leurs maris à la maison, après la réunion, pour savoir pourquoi certaines prophéties n’ont pas été remises en question (14:35).

De plus, ceux qui soutiennent le point de vue que les femmes ne doivent pas juger les prophéties considèrent que 1 Corinthiens 11 (au sujet des femmes qui prophétisent) est écrit dans le contexte d’une réunion d’église plénière interactive. Et ce parce que les instructions qui suivent immédiatement ce passage, 11:17-34 (au sujet du Repas du Seigneur), concernent manifestement une réunion d’église. Dans 1 Corinthiens 11:2, les Corinthiens sont loués pour ce qu’ils ont fait de bien dans leurs réunions et dans 1 Conrinthiens 11:7, on les réprimande pour ce qu’ils ont fait de mal dans leurs réunions. La contradiction apparente créée entre 1 Corinthiens 11:2-16 (les femmes priant et prophétisant) et 1 Corinthiens 14:33b-35 (les femmes en silence) est résolue en interprétant le silence des femmes comme étant conditionnel dans 1 Corinthians 14:33b-35. Les femmes peuvent prendre parole si leurs affirmations sont faites dans la soumission (14:34). Cependant, si ce qu’elles veulent dire comporte un jugement sur une prophétie donnée durant la réunion, elles doivent alors garder silence. Ainsi, les soeurs doivent se taire à certains moments, mais pas toujours.

GARDER SILENCE PENDANT LA PARTIE INTERACTIVE

En faveur du point de vue de garder silence pendant la partie interactive, remarquez le caractère absolu de 1 Corinthiens 14:33b-35. L’injonction paraît claire comme de l’eau de roche. Comme il a déjà été mentionné, le mot grec pour silence (sigao) veut littéralement dire muet. Il s’oppose à un autre mot que Paul aurait pu employer (hesuchia) qui signifie habituellement « silence » dans le sens de tranquille, calme, ou reposé, mais pas nécessairement dans le sens de muet (voir son utilisation dans 2 Th 3:12; 1 Tm 2:2, 11-12). De plus, comme s’il anticipait que quelqu’un mécomprenne la signification de « que vos femmes se taisent dans les églises », Paul précise qu’« il ne leur est pas permis d’y parler » (14:34). Il n’a pas fait de restrictions spécifiques disant qu’il ne leur était pas permis de parler en langues, de dire une prophétie, de poser un jugement ou de donner un enseignement. Aucun qualificatif n’est ajouté. C’est évident, les femmes ne doivent rien dire pendant l’assemblée. En fait, elles ne peuvent même pas poser une question à l’église (14:35) car « il n’est pas bienséant aux femmes de parler dans l’église. » Une note de bas de page d’origine de la Bible de Genève de 1599 dit ceci « Les femmes sont commandées de se taire dans les assemblées publiques et elles sont commandées d’interroger leurs maris à la maison. »

Gordon Fee, dans le commentaire New International Commentary on the New Testament: The First Epistle To The Corinthians (Le nouveau commentaire international du Nouveau Testament : la première épître aux Corinthiens) a observé qu’« En dépit des avis contraires, la “règle” est énoncée de manière absolue. C’est-à-dire qu’elle est donnée sans être nuancée. Puisque l’interdiction ne permettant pas aux femmes de parler ne contient pas de nuance, on peut difficilement interpréter cela autrement qu’il s’agit de toutes formes d’adresses faites en public […] la signification claire de cette phrase est une interdiction absolue de s’adresser de quelque façon à l’assemblée. »2

Selon le commentaire biblique The Expositor’s Bible Commentary, « les femmes ne devaient pas parler pendant la réunion publique (33b-36) […] Le commandement semble absolu : on ne permet pas aux femmes de prendre parole publiquement dans l’église ».3 De plus, B.B. Warfield a écrit que « ce que l’apôtre fait, c’est d’interdire totalement aux femmes de prendre parole dans l’église […] Il aurait été difficile pour l’apôtre d’être plus direct ou plus absolu que ce qu’il a fait ici. Il demande aux femmes de se taire pendant les réunions d’église; c’est ce que signifie « dans toutes les églises » car il n’y avait pas de bâtiment d’église à l’époque. »4

Le théologien baptiste John Broadus (Southern Baptist) a affirmé en commentant sur 1 Corinthiens 14:33-34 et 1 Timothée 2:11-15, « Il n’est pas nécessaire d’insister sur le fait que ces deux passages de l’apôtre Paul interdisent définitivement et fortement que les femmes prennent parole dans les assemblées publiques mixtes. Personne ne peut se permettre de remettre en question la signification si évidente des commandements de l’apôtre. »5

Une étude des normes culturelles du premier siècle démontrerait aussi que Paul voulait véritablement que les femmes gardent le silence durant la partie interactive. Dans les synagogues juives, on ne permettait pas aux femmes de prendre parole publiquement. Plutarque, un biographe grec séculier, a écrit que la voix modeste des femmes ne devait pas être entendue en public et qu’elles devraient se sentir aussi honteuses d’être entendues que d’être déshabillées.6 Les commentaires de Plutarque semblent refléter l’attitude gréco-romaine de l’époque. Alors, si Paul avait voulu qu’on permette aux femmes de prendre parole dans l’église, n’aurait-il pas eu besoin d’écrire longuement pour convaincre ses lecteurs d’une pratique tellement opposée à leur culture? Cependant, le Nouveau Testament ne contient aucun argument de la sorte. Il y a plutôt un commandement de garder silence; un commandement qui n’est pas basé sur la culture de l’époque de Paul, mais sur la pratique universelle de toutes les églises et sur les Écritures hébraïques (« comme la loi le dit aussi », 14:34). Paul a certainement affirmé l’égalité des sexes dans Galates 3:28 (à l’opposé de la culture du premier siècle), mais il maintient la subordination des femmes à leurs maris (1 Co 11, 14:34, Ep 5:22 et les versets suivants, Co 3:18) et que la direction dans l’église doit être faite par les hommes (1 Tm 2:11-13, 1 Tm 3, Tt 1).

Dans quel but les femmes gardent-elles le silence pendant les réunions interactives inspirées de 1 Corinthiens 14? Selon le texte, leur silence est une forme de soumission : « parce qu’il ne leur est pas permis d’y parler; et qu’elles soient soumises, comme la loi le dit aussi. » Bien sûr, la loi de l’Ancien Testament ne traite pas du silence des femmes dans les réunions d’église, mais elle enseigne la soumission des femmes à leurs maris et est un exemple de la direction des hommes en matière de religion et dans la société. Dans un contexte d’église où toute l’église se rassemble en un endroit pour être édifiée par l’enseignement, la louange, l’adoration, les témoignages et autres, les hommes sont appelés à être les principaux responsables et serviteurs. Les femmes mettent en pratique un silence dynamique qui encourage les hommes à prendre parole et à tenir leur rôle de responsable.

Le point de vue de garder silence pendant la partie interactive harmonise le passage au sujet des femmes qui prophétisent dans 1 Corinthiens 11 avec 1 Corinthians 14 si on tient compte que nulle part ce texte ne spécifie que la prophétie dans 1 Corinthiens 11 ne parle d’une réunion plénière de l’église. On comprend donc que la prière et la prophétie dont il est question dans 1 Corinthiens 11 se font dans un autre contexte que celui d’une assemblée plénière de l’église. La présence du mot églises (11:16) ne fait pas référence aux réunions d’église interactives, mais au consensus de l’ensemble des chrétiens qui habitent dans diverses régions géographiques.

Mais qu’en est-il des affirmations claires dans 1 Corinthiens 14:26 disant que tous peuvent parler dans la réunion ou que tous peuvent prophétiser? Dans plusieurs cas, le mot « frères » fait référence aux hommes et aux femmes. À d’autres moments, il désigne seulement les hommes croyants (comme dans 1 Co 7:29, 9:5). C’est un terme interchangeable. Certains affirment que le terme « frères » signifie autant les hommes que les femmes dans toute l’épître aux Corinthiens. Est-ce aussi le cas dans 1 Corinthiens 14? La teneur du discours, depuis le chapitre 1 au chapitre 14, semble bien le confirmer. Dans 1 Co 14, on s’adresse aux lecteurs soit par « frères » ou par « vous » (2e personne du pluriel).

Cependant, il y a un changement significatif et inattendu du « vous » au « elles » (3e personne du pluriel) dans le paragraphe qui concerne les femmes (14:33b-35). Plutôt que d’écrire « femmes…vous », le texte dit « femmes…elles ». Pourquoi Paul n’a-t-il pas écrit directement aux soeurs si elles étaient comprises dans le terme « frères »?

Ce changement de pronom peut facilement être expliqué si le mot « frères » dans 1 Co 14 désigne les hommes en particulier. On ferait donc référence aux femmes par la 3e personne puisqu’on écrit à leur sujet plutôt que de s’adresser directement à elles. Alors, quand il est dit que tous, quiconque ou que chacun des frères peut participer à la réunion interactive (14:26), il est possible que ce soit les hommes qui sont visés.

Les femmes (« elles ») ne doivent pas faire de commentaires qui s’adressent à toute l’église. Il est intéressant de noter que le Textus Receptus ajoute le mot « vos » avant « femmes » dans 14:34, une autre preuve que le terme « frères » dans 1 Co 14 désigne spécifiquement les hommes et non les femmes. Puisque Paul n’hésitait pas à s’adresser directement aux femmes dans d’autres lettres (par exemple Évodie et Syntyche dans Ph 4:2), le fait qu’il ne le fait pas dans 1 Corinthiens 14 est d’autant plus significatif. Gordon Fee a observé dans son commentaire sur ce passage que « toutes les directives données précédemment par l’apôtre, y compris l’inclusif « chacun » du verset 26 et le « tous » du verset 31 ne devaient pas être compris comme incluant les femmes. » (p.706).

CONCLUSION

Le silence des femmes est à la fois une leçon et une application de l’ordre qui existe dans la famille et dans l’église. Cela encourage les hommes à diriger la réunion, à être responsable de ce qui s’y fait, de commencer à formuler leurs pensées, d’apprendre à être des meneurs, etc. Une femme s’est réjouie de constater que plus elle était silencieuse dans la réunion d’église interactive, plus son mari passif a pris la parole et ses responsabilités (voir 1 P 3:1-2).

Parfois, ceux qui veulent minimiser l’importance de ces passages des Écritures qui semblent limiter les rôles des femmes dans le ministère ne comprennent pas la vue d’ensemble de l’ordre de Dieu pour la famille, établi lors de la création, valable dans l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

L’église est premièrement composée de familles. Si l’ordre de l’église contredisait l’ordre de la famille (Ep 5), ce serait le désordre et le chaos. Le Seigneur a créé et a fait don aux hommes et aux femmes de rôles de ministère complémentaires. Comprendre véritablement l’ordre de Dieu dans la famille et l’église nous fait réaliser que ces passages contraignants ne sont pas tant restrictifs que protecteurs. Ils gardent les femmes du fardeau de diriger et d’avoir à agir comme des hommes. Ils encouragent aussi les hommes à être des responsables qui servent. Et Dieu nous montre une image de Christ et de Son épouse, l’église, qui est soumise à la Tête, Christ.

C’est une question sérieuse aux conséquences énormes, peu importe comment on l’applique. Nous devons tous faire quelque chose par rapport à ce passage au moins une fois par semaine. Mon objectif en écrivant ceci est d’offrir une option biblique aux approches répandues de nos jours et non pas d’attaquer ceux qui tiennent une opinion différente de la mienne. Pour ceux qui lisent ceci et qui n’ont pas décidé comment appliquer 1 Corinthiens 14:33b-35, comprenez bien que nous ne pouvons pas simplement cacher nos têtes dans le sable et faire comme si de rien n’était. Comme Paul a averti « Et si quelqu’un veut l’ignorer, qu’il l’ignore. » (14:38).

— Steve Atkerson

NOTES

1 T. Austin Sparks, The Collected Writngs of T. Austin Sparks, Vol. 2, (www.austin-sparks.net), 70.

2 Gordon Fee, The New International Commentary on the New Testament, The First Epistle to The Corinthians (Grand Rapids, MI: W. B. Eerdmans Publishing Co., 1987), 706-707.

3 Frank E. Gaebelein, editor, The Expositor’s Bible Commentary, Vol. 10 ( Grand Rapids, MI: Zondervan, 1998), 275-276.

4 B.B. Warfield, “Women Speaking in the Church” (The Presbyterian, Oct. 30, 1919), 8-9.

5 John Broadus, “Should Women Speak In Mixed Public Assemblies?” (Louisville, KY: Baptist Book Concern pamphlet, 1880).

6 Fritz Reinecker & Cleon Rogers, Linguistic Key to the Greek New Testament (Grand Rapids, MI: Zondervan, 1980), 438.

(Pour une étude plus complète de ce sujet controversé, consultez la section des articles sur www.ntrf.org)

 

QUESTIONS À DISCUTER

1. Pourquoi l’ordre est-il si important?

2. Qu’a dit T. Austin Sparks au sujet de l’ordre et du chaos?

3. De quelle façon la Trinité illustre-t-elle l’ordre divin?

4. Quel est l’ordre biblique pour la famille et en quoi est-elle semblable à celle de la Trinité?

5. Quel est l’ordre de Dieu en ce qui concerne le gouvernement?

6. Quelles sont les différentes façons que l’ordre divin est reflété dans l’église?

7. Pourquoi l’ordre divin tel qu’établi dans 1 Corinthiens 14:33b-35 est-il particulièrement important pour les églises ayant des réunions interactives?

8. Quelle est la preuve que 1 Corinthiens 14:33b-35 s’applique aux églises de partout?

9. Pourquoi ne devrait-on pas considérer 1 Corinthiens 14:33b-35 comme étant seulement l’opinion de Paul?

10. Qu’est-ce que le mot grec sigao (« silence ») signifie?

11. Comment le contexte démontre-il qu’il s’agit spécifiquement du silence des autres pendant qu’un seul s’adresse publiquement à l’assemblée?

12. Quels autres locuteurs sont tenus de s’arrêter et de garder silence pendant le rassemblement?

13. Expliquez le point de vue de s’abstenir de juger une prophétie.

14. Expliquez le point de vue de garder silence pendant la partie interactive.

15. Qu’a dit Gordon Fee à propos du fait que 1 Corinthiens 14:33b-35 ne soit pas nuancé?

16. Est-ce que la « loi » (1 Co 14:34) enseigne le silence, la soumission ou les deux? Voir Genèse 2:20-24, 3:16.

17. Pour quelle raison les femmes ne prendraient pas parole pendant les réunions interactives de 1 Corinthiens 14?

18. Qu’en est-il de l’énoncé dans 1 Corinthiens 14:26 disant que tous peuvent parler à la réunion et que tous peuvent prophétiser?

19. Expliquez la signification de l’emploi du pronom « elles » (plutôt que « vous ») dans 1 Corinthiens 14:33b-35.

20. Comment 1 Corinthiens 14:33b-35 s’appliquerait-il à la partie du Repas du Seigneur lors d’une assemblée (1 Co 11:17 et les versets suivants)?

21. En quoi 1 Corinthiens 14:38 devrait-il motiver chaque église à prendre le temps de considérer honnêtement 1 Corinthiens 14:33b-35?